Ce que peut t’apporter un projet en parallèle

Tu as peut-être déjà eu cette sensation diffuse : tout va “bien” sur le papier, mais quelque chose manque. Ton travail est stable, ton quotidien est rempli, tu fais ce qu’il faut faire… et pourtant, il y a comme un léger décalage.

Les journées s’enchaînent, les tâches aussi. Tu avances, tu réponds aux demandes, tu respectes les délais, mais sans vraiment t’en rendre compte, tu passes en pilote automatique. Tu fais ce qui est attendu, sans forcément te poser de questions, et une forme de routine s’installe. Ce n’est pas désagréable, ni vraiment problématique, mais tu peux avoir l’impression de ne plus vraiment choisir, ou de ne pas exploiter pleinement ce dont tu es capable.

De l’extérieur, tout fonctionne. À l’intérieur, c’est plus nuancé : il peut manquer un peu de relief, de surprise, ou simplement quelque chose qui te stimule autrement.

Lancer un projet en parallèle ne signifie pas tout quitter ni révolutionner ta vie. Il s’agit plutôt d’ouvrir un espace à côté, où tu peux tester, explorer et construire quelque chose à ton rythme, sans remettre en cause ce qui est déjà en place, mais en y ajoutant une dimension plus personnelle et choisie.


Avoir enfin un projet qui t’appartient vraiment

Dans ton travail, tu réponds à des objectifs, des contraintes, des attentes extérieures. Même quand tu aimes ce que tu fais, tu n’as pas toujours le dernier mot : il y a un cadre, des priorités qui ne sont pas forcément les tiennes, et des décisions qui viennent d’ailleurs.

Un projet en parallèle change complètement la donne.

C’est toi qui décides du rythme : tu peux avancer vite ou lentement, faire une pause, reprendre plus tard, sans justification à donner. Tu choisis aussi le sujet, en partant de ce qui t’attire vraiment, pas de ce qui est demandé ou attendu. Et surtout, tu définis la direction au fur et à mesure, en ajustant selon ce que tu apprends, ce qui fonctionne ou ce qui t’intéresse davantage.

Un exemple :
Tu travailles dans le marketing, et tu lances un blog personnel sur un sujet qui te passionne (le cinéma, la cuisine, le sport…). Personne ne te demande de le faire. Il n’y a pas d’objectif de performance imposé. Pourtant, chaque publication te procure une satisfaction différente : tu construis quelque chose qui t’appartient vraiment.

 

Sortir du mode pilote automatique

Quand tout est cadré, optimisé, planifié… les journées peuvent vite se ressembler. Tu avances, tu coches des cases, mais sans forcément t’en rendre compte, tu glisses dans une routine bien huilée.

Un projet en parallèle vient casser ce métro-boulot-dodo.

Il introduit une rupture, même petite, dans ton quotidien. Tu fais de la place à quelque chose de nouveau : un temps, une énergie, une attention différente. Et ça suffit souvent à relancer une dynamique.

Et surtout, tu réactives ta curiosité.
Tu te remets à te poser des questions, à chercher, à tester, à apprendre. Tu n’es plus uniquement dans l’exécution : tu redeviens acteur·rice de ce que tu fais.

Un exemple :
Tu travailles dans un environnement très structuré. À côté, tu te lances dans un projet créatif ou manuel : illustration, écriture, cuisine, bricolage…
Au début, tu tâtonnes. Tu regardes des tutos, tu expérimentes, tu te trompes. Et puis tu remarques quelque chose : tu attends ces moments avec impatience !

Ce n’est pas juste une activité en plus.
C’est un espace fun où tu respires autrement, où tu sors du cadre, où tu réintroduis du mouvement dans un quotidien devenu carrément trop prévisible.

 

Avancer sans tout bouleverser

C’est souvent ce qui bloque : l’idée qu’il faudrait faire un choix radical.

Un projet en parallèle te permet justement d’éviter ça.

Tu explores une autre voie sans prendre de risque immédiat.

Un exemple :
Tu envisages de te reconvertir dans l’enseignement, mais tu hésites encore. Plutôt que de tout quitter, tu proposes d’intervenir ponctuellement dans une école ou une formation.
Tu testes :

  • est-ce que tu aimes transmettre ?

  • est-ce que tu es à l’aise à l’oral ?

  • est-ce que ce rythme te convient ?

Tu avances, mais de manière progressive et sécurisée.

 

Redécouvrir ce qui t’anime vraiment

Avec le temps, on peut perdre le lien avec ce qui nous stimule profondément.

Un projet en parallèle agit comme un révélateur.

Un exemple :
Tu ouvres un compte Instagram pour partager tes créations (illustration, écriture, photo…). Au début, c’est “juste pour voir”.
Puis tu remarques que :

  • tu y penses souvent dans la journée

  • tu as envie de t’améliorer

  • tu prends du plaisir à produire

Ce n’est plus anodin. Tu reconnectes avec quelque chose de plus instinctif.

 

Développer des compétences concrètes

Un projet en parallèle n’est pas qu’un “plus personnel”. C’est aussi un terrain d’apprentissage extrêmement riche.

Tu développes des compétences transversales que ton travail principal ne t’offre pas toujours. Et qu’est-ce que ça fait plaisir de sentir qu’on apprend de nouvelles choses et qu’on progresse chaque jour !

Quelques exemples concrets :

  • Lancer une boutique en ligne → tu apprends le e-commerce, la gestion client, la logistique

  • Créer un podcast → tu développes des compétences en communication, montage, storytelling

  • Organiser des événements → tu touches à la gestion de projet, au relationnel, à la vente

Et surtout : tu peux montrer ce que tu fais. Ce n’est pas théorique.

 

Gagner en confiance

Faire quelque chose de A à Z, même à petite échelle, a un impact direct sur ta perception de toi-même.

Pourquoi ? Parce que tu ne restes plus dans l’idée ou l’intention. Tu passes à l’action, puis tu vas jusqu’au bout. Et ça te rend fièr.e.

Au début, il y a souvent du flou :
tu ne sais pas exactement comment faire, tu doutes, tu repousses un peu.
Tu te dis que ce n’est “pas encore prêt”, que tu n’as “pas assez de temps”, que tu verras plus tard.

Puis tu t’y mets quand même.

Tu avances étape par étape :

  • tu clarifies une idée

  • tu testes une première version

  • tu ajustes

  • tu bloques un créneau pour t’en occuper

Et chaque avancée te fais du bien.

Un exemple pour les créatifs :
Tu décides de lancer un premier atelier. Rien d’énorme : 5 places, un format simple.
Tu en parles autour de toi, à tes proches, et tu fixes une date.

Le jour J, les personnes sont là. L’atelier a lieu.

À ce moment-là, il se passe quelque chose de très concret : tu n’es plus quelqu’un qui “aimerait bien organiser un atelier”. Tu es quelqu’un qui l’a fait.

La différence peut sembler subtile, mais elle est fondamentale.

Parce que cette expérience devient une référence interne.
La prochaine fois que tu doutes, tu n’es plus face à une inconnue totale. Tu peux t’appuyer sur du réel :

  • tu sais que tu es capable de démarrer

  • tu sais que tu peux aller jusqu’au bout

  • tu sais que l’imparfait n’empêche pas d’agir

Et cette bascule change la suite.

Tu passes de :

“je ne suis pas sûr·e d’être capable”

à :

“je l’ai déjà fait, je peux recommencer et faire encore mieux”

C’est comme ça que la confiance en soi se construit.

 

Créer des opportunités inattendues

Un projet en parallèle ouvre des portes que tu n’avais pas anticipées.

Quelques exemples bien concrets :

  • Une personne découvre ton travail et te propose une collaboration

  • Ton projet attire une communauté, qui devient un réseau

  • Tu es contacté·e pour une mission, une intervention, une opportunité professionnelle

Ce ne sont pas des “coups de chance”. Ce sont des effets secondaires logiques de ce que tu mets en mouvement.


Pour conclure

Un projet en parallèle ne va pas forcément transformer ta vie du jour au lendemain. Et ce n’est pas son rôle.

En revanche, il peut transformer ta manière de la vivre.

Parce qu’il réintroduit du choix là où il n’y en avait plus vraiment.
Parce qu’il remet du mouvement dans un quotidien un peu trop linéaire.
Parce qu’il te reconnecte à ce que tu fais… et à pourquoi tu le fais.

Tu n’as pas besoin d’avoir une idée parfaite, ni un objectif ambitieux.
Tu n’as pas besoin non plus de savoir où ça va te mener.

Ce qui compte, c’est de créer un espace, même petit, où tu peux tester, explorer, construire quelque chose qui te ressemble.

Et voir ce que ça change.

Souvent, les premiers effets arrivent rapidement : tu gagnes en confiance, tu as plus d’énergie, tu es de meilleure humeur. Puis des opportunités se présentent.

Alors plutôt que de chercher “le bon projet”, pose-toi une question plus simple :
qu’est-ce que tu aurais envie d’essayer, là, maintenant, sans pression de résultat ?

Atelier céramique, projet en parallèle

Tu as une idée de projet ? Et si tu pouvais en parler à quelqu’un qui est déjà passé par là, qui a déjà réalisé un projet similaire ? C’est ce que te propose /en parallèle/ : choisis ton complice, discute avec lui et obtiens ses meilleurs conseils !

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Intervenir dans l’enseignement supérieur : et si ton projet en parallèle était de transmettre ton métier ?